JOE is walking on the wild side

16 February 2007



In The Wake Of Poseidon (including Libra’s Theme)

Plato’s spawn cold ivied eyes
Snare truth in bone and globe.
Harlequins coin pointless games
Sneer jokes in parrot’s robe.
Two women weep, Dame Scarlet Screen
Shades sudden theatre rain,
Whilst dark in dream the Midnight Queen
Knows every human pain.

In air, fire, earth and water
World on the scales,
Air, fire, earth and water
Balance of change
World on the scales,
On the scales.

Bishop’s kings spin judgement’s bladeScratch “Faith” on nameless graves.Harvest hags hoard ash and sand
Rack rope and chain for slaves
Who firesides fear fermented words
Then rear to spoil the feast;
Whilst in the aisle the mad man smiles
To him it matters least.

Heroes’ hands drain stones for blood
To whet the scaling knife
Magi blind with visions light
Net death in dread of life.
Their children kneel in Jesus till
They learn the price of nails;
Whilst all around our mother earth
Waits balanced on the scales.
Fripp, Sinfield (1970)

Grandiloquent.
Dithyrambique.
L’introduction réveille brusquement. Les percussions insistent lourdement, pour nous éveiller enfin tout à fait. L’état de torpeur psychédélique dans laquelle nous étions plongée, s’efface. La puissance d’une nouvelle vision, la volonté des sourcils à se froncer et à s’élever à un stade supérieur de connaissances. L’ultime lucidité.
Tout s’éteint. Le temps reprend son souffle.
Le chant annonce une impression de déjà vu. Comme si cela était enfouit au plus profond de nous, dans un espace vide et sombre, dans un cube de verre. La force du synthé détruit ces parois cassables et la vérité se pose devant nous, en tant qu’elle est universelle. La voix de Lake puissante, puis sage, nous hurle le chemin à suivre. La révélation est devenue évidente : « je crois en la spirale cosmique. Elle n’a ni début ni fin, c’est comme une vérité dont l’opinion se méfie, libérée de tout déterminisme, prônant l’empirisme et dénonçant le matérialisme ». Les échos créent une profondeur sonore qui semble acquiescer à l’écoute de nos pensées. Dans les sessions instrumentales, les instruments se personnifient. Le synthé tient en éveil notre capacité à imaginer. Ainsi les images que nous projetons sur notre écran interne, sont-elles en mouvement permanent.
Les percussions indiquent au cœur le rythme cardiaque qu’il doit suivre. Irrégularité dans l’action, longue apnée, puis effervescence du corps et de l’esprit.
La guitare nous indique dans la répétition de son accord, le tempo de la pensée. Chaque répétition est une invitation à une réflexion d’un nouveau degré (un degré supérieur), un palier à franchir pour atteindre la Raison.
Puis la voix messianique de Lake nous manque. Nous avons besoin de sa présence sonore pour penser, comme nous avons besoin d’autrui pour survivre.
Il s’agit d’un exercice de transe mentale.

1 comment:

Anonymous said...

je retrouve toujours ta trace trop tard et il est sans doute trop tard également pour que tu ne me prennes pas pour une psychopate. tu ne veux pas resacer tout "ça" je comprends. je n'essayerai plus de t'envoyer de mail,
il est vrai que je me sens conne
et étrangement désemparée
j'aurais préféré que tu mentes
sorry
sorry
can't chase all the pain away

cette reflexion pourrait sembler déplacée, mais la douleur prend une si belle tournure lorsqu'elle s'échappe par le billet de tes mots.
je reviendrai te lire