JOE is walking on the wild side

12 February 2007




La révelation froide et dentée. Le conducteur fou, enfoncé dans son fauteuil, me fixait. Dans le rétroviseur, son oeil rond me scrutait inlassablement. Mes doigts commençaient leur descente le long de ma jambe. Par moment mon corps tout entier disparaissait dans l'espace, seul mon regard faisait face à l'homme: dualité de la présence.

Le son, comme une lame de plomb, s'était abattut. Plus aucune réverneration du rythme urbain, seulement des fourmillements épars et bienfaisaints. Il me semble que c'était à ce moment, que je m'étais mise à le sentir en moi. Mon coeur battait vraiment très fort; à croire qu'il n'vait pas été apaisé tel le reste de mon esprit. Je respirais à fond. Lui ordonais de se remettre à sa place. Mes doigts atteignirent leur but. Ils s'emparèrent du couteau attaché à mon mollet. La lame était chaude et molle. L'homme semblait carré, géométrique, de trop. Il apparut nettement comme insolent. Son oeil injecté de sang me palpait, me mordait, me faisait du mal.

- Chéri, viens me rejoindre derrière.

Je me décalai pour lui laisser de la place, tachant à ne pas froisser ma robe blanche.

- J'arrive mon amour.

Il stoppa le véhicuke et vins à côté de moi.

- Chéri, je ne veux pas de toi. Je ne t'aime plus.

Nos bagues m'éblouirent un instant. Puis =, apercevant sa bouche béante et son regard abruti, je lui découpai la peau abdominale. Il m'embrassa et me remercia. Je lui baisais le ventre coulant, et le bu un peu. Mes mains lui recouvrirent le visage de son rouge.

La porte s'ouvrit. Ou peut-être l'ouvris-je. Mes jambes me portèrent sur une route inconnue. Deux couteaux épais et glacials me coupèrent les jambes.

Je m'effondrais sur un animal crevé.



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